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Liberté



Liberté, tu reposais sereine, enroulée sur mon âme.
Liberté, corde frémissante d'un arc bandé, tu t'es déployée d'un coup.
Liberté, tu as déchiré la livrée étriquée des contraintes et des habitudes.
Liberté, tu m'as poussé dès l'aube, à me rouler nu dans l'herbe tendre et mouillée de rosée.
Liberté, tu m'as fait rire trop fort dans les rues enluminées, danser sous la pluie, sauter dans les flaques et crier "yes" à l'existence.
Liberté, tu marchais sur la plage à mes côtés, scrutant les nuages vagabonds et moi, trop plein de toi, je laissais couler des larmes de félicité.
Liberté, on nous a séparés.
Liberté, les hommes en noir t'ont muselée, violée et enchaînée.
Liberté, je reste seul, déphasé dans l'espoir incertain de te retrouver.

Olivier G. C.

Olivier G. C.


Ce texte a été écrit dans un cadre accompagné.

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